Wanfercée-Baulet

Wanfercée-Baulet

956 hectares – 6896 habitants

Comme son nom l’indique, Wanfercée-Baulet est une localité résultant de la fusion de deux anciens fiefs réunis fin du 18ème siècle (entre 1797 et 1803) de par la volonté du pouvoir français.

Profondément transformée au début de ce siècle par l’industrialisation, la localité abritait quelques entreprises de taille: émailleries, brasseries, charbonnages ainsi qu’une savonnerie, devenue blanchisserie après la seconde Guerre mondiale.
Cette dernière donna à la cité son surnom de « cité des blanchisseurs ».

Surnom par ailleurs fort surprenant si l’on considère qu’à cette époque la majorité des travailleurs étaient mineurs.
De cette glorieuse époque, seuls subsistent quelques bâtiments discrets.

Curiosités

Chapelle Notre-Dame des Affligés, datant du XVIIIème siècle.
Impossible de dater la statue en terre cuite (25 centimètres de haut) de Notre-Dame de Wanfercée-Baulet.
Mais en 1750, elle est déjà connue, et sa niche est depuis longtemps vénérée.
La chapelle sera construite plus tard, à l’emplacement de la niche.

En 1778, se produisit ce qui fut appelé: “le miracle de Notre-Dame”.
Une jeune fille paralytique, Marie-Catherine Gilbert, fille du mayeur se déplaça après la messe dominicale, aidée de ses parents, jusqu’à la statue, et s’en retourna sans aucune aide sur ses propres jambes … après avoir prié la Sainte .

Le Curé de l’époque, Monsieur Hayois fit une demande pour ériger une chapelle en lieu et place de la vieille niche, à son Evêque Monseigneur de Lobkowitz de Namur.
Celui-ci accorda, bien sûr, l’autorisation d’établir cette chapelle le 15 juillet 1778.
Elle devint dès ce moment un important lieu de pèlerinage.
En 1883, le pèlerinage du 15 juillet rencontra un succès de foule retentissant, de tous les villages voisins les pèlerins vinrent rendre hommage à Notre-Dame.

Mais ils n’étaient pas les seuls.
Durant près d’une décennies, ce furent des trains bondés de fidèles qui se déversaient dans la gare de Fleurus.
Certaines années, la tête du cortège étaient déjà arrivée à la chapelle alors que les derniers sortaient à peine de la gare.
Au plus fort de ces années de ferveur et particulièrment lors des célébrations de 1883, année ou ce pélérinnage fut pèlerinage diocésain de l’année, la foule fut telle qu’il fallut célébrer un office pontifical au départ d’un autel placé dans le parc de la famille d’Udekem-d’Acoz (actuel Château dit de Posson à Wanfercée-Baulet (1)).

Depuis ces années de gloire, le village a, peu à peu, perdu de sa superbe religieuse.
Il reste pourtant du sentiment religieux très fort qui habitait les Bauletois une trace bien visible.
Le village compte encore plus d’une cinquantaine de chapelles privées, cachées, aux yeux de tous, dans toutes le rues.

Folklore

Fêtes communales d’octobre et la « Saint-Pierre » en octobre.

Gastronomie

 » Le choufnal  » (nom repris du patois), sorte de quart-quart.